La
loi d'orientation agricole
n° 99-574 du 9 juillet 1999 fixe le cadre de la surveillance
biologique du territoire, et un dispositif
de biovigilance assure la surveillance, le suivi
et le contrôle des disséminations dans l'environnement
d'OGM commercialisés ou en développement. La biovigilance
concerne également le suivi des évolutions quantitatives
ou qualitatives d'une population de bioagresseurs.
Cette
loi définit
de façon officielle le rôle et la composition
du Comité de biovigilance sur les
végétaux génétiquement modifiés.
Elle confie également la surveillance renforcée des
végétaux génétiquement modifiés
aux agents des services de la protection des végétaux.
Les
objectifs
La biovigilance a pour
objectifs :
d'assurer
une traçabilité des semences de variétés
OGM,
de collecter des informations sur le comportement des variétés
OGM et sur d'éventuels effets non intentionnels,
d'assurer un suivi des possibilités théoriques
d'apparition d'événements défavorables
sur l'environnement lors de l'utilisation à grande
échelle des variétés d'OGM. |
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Les
acteurs et leur rôle |
le ministère chargé de l'Agriculture et
le ministère chargé de l'Environnement :
Présidence et secrétariat du Comité provisoire
de biovigilance.
Un Comité provisoire
de biovigilance composé d'experts et de représentants
de la société civile : 22 membres.

Il émet des
avis sur :
les protocoles de suivi des risques théoriques; la mise
en oeuvre de ces protocoles;
les conclusions des expérimentations mises en place;
la synthèse des observations réalisées avec
les variétés génétiquement modifiées;
des propositions de mesures correctives.
Ce comité permet d'établir
un historique des implantations d'OGM, et un
réseau de surveillance. Cette surveillance
s'apparente à une forme de traçabilité doublée
d'une obligation de suivi géographique.
L'analyse
des avis rendus par le Comité de biovigilance permet de
préciser la nature des conséquences
éventuelles. Elle conduit à confirmer ou infirmer
les théories scientifiques actuelles. Les résultats
peuvent donc remettre en cause les autorisations accordées.
Le
Comité provisoire de biovigilance ne travaille que sur
les variétés autorisées à
la culture.
Chaque
année, un bilan de l'utilisation des variétés
génétiquement modifiées est présenté
au Comité de biovigilance. Ce bilan est communicable sur
demande.
Le service de la Protection des végétaux
: assure le suivi des plantes génétiquement modifiées
commercialisées et des expérimentations menées
dans le cadre de la recherche.
Le
responsable de la mise sur le marché ou
de la dissémination, le distributeur et
l'utilisateur de ces produits doivent participer
au dispositif de surveillance biologique et répondre aux
obligations liées à la mise en oeuvre des dispositions
du présent article, notamment celle leur imposant de communiquer
aux agents chargés de la protection des végétaux
toutes les informations nécessaires à la surveillance
biologique.
